Instagram

Fuck Art !

Les 5 comptes de Lee Mcclymont

C’est un petit mystère qui nous taraude avec Lee Mcclymont. Pourquoi avoir cinq comptes Instagram ? On peut en mettre deux à part : le cinquième, qui est sous-utilisé, et le quatrième, qui présente notamment des vidéos musicales. Pour les autres (numéro un, numéro deux et numéro trois), c’est un peu plus difficile. On y trouve un détournement en règle de quelques incontournables de l’art contemporain, au premier rang desquels se trouvent les toiles de Malevich, Warhol et Lichtenstein.

Au programme : le principe de la série, cher au pop art, est repris. Mais la succession des images se fait sur le principe de la dégradation progressive. A cela s’ajoute la superposition d’un message, se soldant invariablement par un message limpide : fuck art. Pourquoi ce cri du cœur ? Le mystère reste entier. Peut-être s’agit-il, presque classiquement, d’affirmer que la création contemporaine est dans une impasse : après l’abstraction, après la reproduction à l’infini, que faire ? Peut-être est-ce au contraire une nouvelle piste : le salut serait dans le détournement de l’existant, pour en faire ressortir la vanité ou l’inadéquation avec le monde d’aujourd’hui ? Ou est-ce une provocation gratuite, sur le principe du jeu ? Chacun jugera, remarquant au passage le petit truc en plus : l’informatique se glisse ici par quelques symboles. On trouve notamment la croix rouge, invitant à « fermer la fenêtre » pour cacher définitivement les images, comme s’il fallait bel et bien tourner une page pour trouver du nouveau.

mcclymont

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Publié le : 15.05.2017 par